Sans Nom : les mots n'ont plus de sens, ils s'alignent mais qu'est ce ? Plus rien ne peut se comprendre c'est ainsi apparemment que doit être la vie alors je la hais !! Petite fille au vent, le vent souffle, ta jupe se lève un homme s'approche et tu ne le vois pas, le voilà ton cauchemar, le voilà le salaud qui gâche ta vie ...

Sans Nom : les mots n'ont plus de sens, ils s'alignent mais qu'est ce ? Plus rien ne peut se comprendre c'est ainsi apparemment que doit être la vie alors je la hais !! Petite fille au vent, le vent souffle, ta jupe se lève un homme s'approche et tu ne le vois pas, le voilà ton cauchemar, le voilà le salaud qui gâche ta vie ...
J'ai toujours pensé qu'il y avait pire. Que le sort de certains était pire que le mien, pourtant je ne peux me l'avouer objectivement, je ne peux me dire que d'autres souffrent plus que moi, que d'autres vivent la mort plus que moi. Je dois être le pire, on doit détester le pire et je suis le pire. Je ne veux pas me faire connaître, je veux simplement rêver, arrêter d'avancer sans but. Je ne veux plus fermer les yeux, avancer au grès de mes envies, je voudrais servir, avoir un but, aider ceux que j'ai offensé, telle une prière.
J'aurais aimé croire en un Dieu, j'aurais aimé qu'il me dise que l'adultère est pêché. Je ne suis pas mariée mais je trompe. Sans m'en rendre compte j'arrache un c½ur, j'enlève le plaisir pour ne pas en avoir. J'ai perdu le goût du plaisir, ce goût que chaque aliment nous donne, ce goût que chaque aliment que j'ai vomi m'a donnée.
Dieu n'ai pas si grand, il n'a pas su m'aider ou peut être n'aide-t-il que les pires et que je ne suis pas des pires ?

Je me souviens revenir en courant chez moi. Je me souviens des larmes qui coulaient et que j'ai vite dissimulé pour ne pas avoir à supporter les questions de papa, de mon « babou » à qui je n'ai dit mot. J'aurais pu lui avouer mais à quoi bon le faire supporter ma tristesse ? N'a-t-il pas d'autres problèmes ?
Je reviens en courant, je sens pour la dernière fois le vent sur mon visage, c'est la dernière fois que la vie a un sens pour moi. J'ai quatorze ans et je regrette déjà la vie, je ne ressens plus son goût pourtant c'est ce que la drogue me donnais, elle le multipliait même.
Enfin je suis chez moi, les yeux gonflés par les larmes.
- Ça va ? me dit Babou, il ne me regarde pas, je peux lui répondre.
- Oui. Et je pars en courant, je m'isole dans ma chambre et fais éclater ce dernier sanglot. Je ne pleurerai plus après, ce n'est pas une promesse mais la triste vérité.
J'avance, depuis ce jour, sans pouvoir ressentir, j'avance et je ne m'en rend même pas compte, j'avance sans en avoir le sentiment, un jour je serai mère puis grand-mère, un jour j'aurais un travail, je serai au chômage, je voterai... Mais, non je n'avancerai pas, je ne le peux plus, je ne vois plus le temps passer, je vis mais mon intérieur est mort, il est parti avec lui et mon secret.
C'est un sentiment si difficile à expliquer, que seule moi le comprends. Je me souviens une fois de plus tromper, une fois de plus je fais l'amour avec un autre que mon petit copain, une fois de plus j'accomplis une tâche qui ne me donner aucun plaisir, une fois de plus j'ai trompé sans m'en rendre compte.

« Il est décédé » ... J'écoute cette voix déchirée, j'écoute cette mère blessée parce que je ne dis rien, je ne raccroche pas, j'écoute le silence, j'aimerais me réveiller de ce cauchemar mais j'ai déjà perdu toutes notions du temps : quand est ce que je l'ai quitté ? Quand ai-je dû courir ? Ai-je été lâche il y une semaine o deux jours ?
Le silence est dur, mais il est si bon, à quoi bon parler ? A quoi bon s'avouer que la drogue est mauvaise ? Le silence est dur et excuse ma faute, c'est à cause de moi : je lui ai dit mon secret, je lui avouais le mal d'amour d'un homme qui se donne du plaisir avec le corps insouciant de la petite fille que j'étais.
Le viol... Combien de temps ai-je mis à donner un nom à tous ces cauchemars, à tous ces gestes que je continuais à faire ? Combien de temps ai-je mis à comprendre qu'un méchant clown avait abusé de moi ? C'est si dur d'avouer que l'on est souillé à vie, qu'on préfère se taire.
Il y a quelques jours j'ai eu treize ans, l'âge peut être de comprendre que la vie n'est pas rose, l'âge où l'envie de pleurer est profonde parce qu'enfin le mal a un sens et que l'on souffre. Treize ans, âge où on n'envisage pas pire que soi, âge que je dois avoir encore. Je viens donc d'avoir treize ans, j'ai encore menti pour pouvoir sortir, je vais le voir cet ami, « mon » ami, le seul auquel je mettrai un possessif, le seul qu'aujourd'hui je nomme ainsi parce que son nom m'échappe, la mort s'empare de trop de chose parfois.
Aujourd'hui j'ai décidé de li avouer ce que j'ai compris en enterrant ma grand-mère. C'est là que la mort m'a touchée la première fois ; j'aurais aimé que se soit la dernière fois. Dieu ordonne-t-il la mort ?
Je suis debout, le cercueil est dans le trou, on va le recouvrir de terre, le visage de mamie me revient et je l'entends me dire « tu as déjà souffert pour ne pas pouvoir pleurer ma mort », je ne savais pas de quoi elle parlait mais je suis debout, je jette la rose et ne ressens aucune douleur, je ne pleure pas sa perte alors qu'il lui restait du temps. Me fallait-il sa mort pour que toutes les images, soudain, surviennent ? La mort a-t-elle voulu me condamner avec mamie ?

La mort fut longtemps ma compagne de jeu, mais je crois qu'elle n'a jamais voulu de moi, elle m'a offerte souffrance sur souffrance. Elle s'est donnée à mes proches et m'a offerte la place de spectatrice.
Aujourd'hui, je regarde encore le spectacle, j'observe le monde de l'extérieur sans m'interposer pour que les choses changent. J'applaudis parfois, je tape dans mes mains qui ont touché son visage froid. « Il est décédé », « il est décédé », ses phrases restent dans ma mémoire, comme si cette voix ne pouvait s'éteindre. Certaines voix ne s'éteignent jamais, pourtant la sienne je l'ai oubliée, quels étaient ses mots ? Je t'aime ont-ils étaient ses derniers mots ?

Super soirée ! Enfin de la drogue à volonté, on a su volé le bon sac, il y avait assez d'argent pour notre or, notre butin, notre héroïne. Piqûre sur piqûre, le goût de la drogue ne me revient qu'aujourd'hui avec les prises de sang. L'infirmière me prend quelques tubes mais elle me fait un garrot, elle cherche ma veine et je n'ai qu'une envie, lui dire « je sais le faire ».
La mort est le meilleur sevrage, elle remplace l'héro par le suicide, elle remplace la haine contre la peine.
Savait-il que se serait sa dernière piqûre ? Savait-il qu'avec cette dose il rendrait l'âme ? Savait-il à quel point je l'aimais ?
On regrette toujours une fois les gens partis. Il part et on se dit qu'on aurait pu lui dire telle ou telle chose.
Moi je n'ai pas regretté d'avoir oublier un geste envers lui avant qu'il meurt, j'ai regretté de lui en avoir trop dit. Oui c'est ma faute. J'aurais aimé me mettre à genoux devant « il est décédé », j'aurais voulu m'excuser auprès de cette mère à qui j'ai enlevé le fils mais jamais je n'ai osé un tel pas, non jamais je me suis dite j'irais à son enterrement.
Le suicide ne mérite pas d'être valoriser parce que se droguer c'est se suicider...
Combien de fois ai-je regretté ce geste ? Je ne sais plus compter mais je me le suis reprocher tant de mois.

Je me suis assise près d'une tombe et j'espère que c'est celle de mon ami, j'essaye de me souvenir de son nom mais la mort l'a effacé de mon esprit, la mort s'est emparé de moi telle une enfant qui s'attache aux jeux de ces camarades.
L'enfant, grande source d'insouciance, fruit de dispute sans importance alors que la faim crie dans le monde et la mort touche partout dehors. L'enfant que j'étais était de ces capricieux dans les supermarchés, ceux dont les parents ont honte parce qu'ils sont impuissants :
- Non je ne veux pas celle là mais la rose.
- Hier tu voulais la bleue, tu as décidé alors je prends la bleue.
- Non je veux la poupée rose puis la bleue aussi, quelques pleurs et le tour est joué.
- Bon arrête de pleurer je prends la bleu et la rose.
Oui l'enfant est l'insouciance à l'état pur, Père Castor raconte les plus jolis contes et le Père Noël dépose toujours des cadeaux au pied du sapin.
Quand était ce mon dernier Noël heureux ? Quand est ce que j'ai sourit la dernière fois sans faire semblant ? Le sourire est parfois si trompeur, combien de personnes ai-je pu tromper ainsi ? Et non le viol ne se lisait pas dans mes yeux et la mort n'est pas écrite sur mes lèvres. J'ai souris dans le monde dans lequel je ne me sentais plus, j'ai sourit pour ne pas blesser Babou. L'insouciance de l'enfance est toujours en moi, Babou est le plus fort et je ne veux le blesser, son honneur serait en jeu et j'espère toujours que les copines me disent « ton papa c'est le meilleur ». Le meilleur a-t-il vraiment un sens ? A-t-il vraiment sa place dans un monde qui se meurt ?
C'est ainsi que j'ai avancé dans la vie, à chaque pas je me suis posée des questions, les réponses restaient silencieuses de l'intérieur, c'est l'extérieur qui répondait selon l'humeur. Certains me jugeraient schizophrène, je dirais plutôt qu'il n'y a qu'un moi mais que l'intérieur est mort alors l'extérieur se manifeste.

Les jours où la notions du temps me revient, les jours où je ressens être quelqu'un, je pense être folle, je me fais peur à moi-même. Ces jours là je n'ose pas me regarder, je ferai honte à mon ami et à Babou aussi. Je me surprends même à me demander pourquoi la mort ne me prend pas. Babou pourquoi ne veut-elle pas m'achever ? C'est le délire d'une folle pas l'espoir d'une suicidaire.
- Elle est bizarre !
- Euh ...
Voilà la seule réponse de celle que je dois appelé meilleure amie, celle à qui je dois tout confier alors que je m'en fout. Elle n'a rien compris, je ne veux pas qu'elle me plaigne, je veux qu'elle me protège. Aujourd'hui je ne peux le faire seule, je ne ressens rien, le vent souffle, je tombe malade : sans le sentir, sans le savoir je ne me suis pas assez couverte.
Meilleure amie n'a pas de sens, en vérité aucun mot n'a de sens même la mort. Les mots s'alignent sur les feuilles pour soulager mais seul celui qui les écrit, les comprend. Les autres ne peuvent rien savoir, ils ne peuvent même pas distinguer le vrai du faux. Seul celui qui écrit a les secrets mais parfois les secrets sont faits pour être dévoilés : mon ami est mort !

# Posté le dimanche 10 août 2008 18:48

Modifié le lundi 11 août 2008 03:44

Moi : être sans nom, être sans raison, toujours dans le rêve, espère puis désespère, dure est la vie ! Double personnalité qui est elle ? moi une autre ? Ce ne sont plus mes mots mais les siens ...

Moi : être sans nom, être sans raison, toujours dans le rêve, espère puis désespère, dure est la vie ! Double personnalité qui est elle ? moi une autre ? Ce ne sont plus mes mots mais les siens ...
Je veux mourir. J'ai vraiment cette envie grandissante de voir mon corps couvert de sang. Je veux mourir de façon théâtrale, je veux être la Juliette de Shakespeare. Je me donne des ailes en commençant par la fin, la terminaison de ma vie, si courte soit elle. Des ailes, pour rejoindre mon Dieu, celui en qui je n'ai jamais pu croire, il m'a trop faite souffert, il m'a laissée seule pendant toutes ces épreuves endurantes, pendant ce long moment de solitude. Oui, je suis seule vous ne le saviez pas ? Mais à qui je parle ? Je ne connais personne, personne ne me connais, quelqu'un m'a peut être déjà rencontré mais n'a même pas osé tourner les yeux vers moi. Moi, je suis elle, je ne sais pas qui je suis, dans tous ces moments de solitude je n'ai même pas cherché qui j'étais vraiment. Avant de me pendre, je n'ai pas pensé à réfléchir de ma vraie personne, de qui se cache derrière mon c½ur blessé. Mais de quoi est-il blessé ? Je suis seule et je n'ai donc pas pu être blessé par quelqu'un mais que se passe-t-il dans cette tête que je n'arrive pas à comprendre ? Pourquoi veut-elle que je saute ? Il y a tant de questions impossibles, tant de réponses que l'on ne peut pas faire...
Aujourd'hui j'ai dix-huit ans, le jour de la liberté, je vais pouvoir voler de mes propres ailes et pourtant je n'en ai pas envie. Je ne veux pas rester auprès de mes parents mais je ne veux pas partir dans cette jungle, je ne veux pas voir le monde tel qu'il est, je ne veux pas admettre que je n'ai personne qui peut m'entourer de ses bras pour me protéger. Je suis mon porpre refuge, mon propre abri pour éviter le mal extérieur. Mais je dois être mal abritée car trop souvent des gouttes tombent et me mouillent, je n'ai plus rien pour me réchauffer mes vêtements sont souillés de ma morve. C'est une image assez sale mais elle résume assez bien ma vie, ou plutôt celle que j'ai essayé de vivre. J'ai essayé d'avancé mais j'ai eu trop d'obstacles et mes vêtements se sont abîmés à force de me prendre des poutres.
Je suis gymnaste, je connais la compétition ou bien j'ai voulu la connaître, je me crois professionnelle alors qu'en réalité j'ai arrêté tous sports dès mes dix ans. Je n'avais pas la santé d'une bonne sportive, je n'avais pas le corps pour, j'étais maigre avec seulement des os et un peu de peau que l'on oubliait de voir quand on me regardait. Mes jambes tombaient toutes seules et je ne pouvais pas continuer ce qui faisait ma vie, ce qui me faisait rester là, ma seule relation sociale. Vous me direz : « il y a l'école » mais qui a dit que j'aimais les cours et les professeurs ? Qui a pu pensé que je me plaisais dans ce bâtiment où l'on suffoque, où la liberté d'expression ne peut exister. Les professeurs peuvent faire semblant de vous écouter mais c'est tout, sinon ils auraient su que j'allais sauter dans le vide croyant que je pouvais voler.
VOLER ! Mon rêve. Je n'ai envie que de ça, se serait mon dernier espoir, ma dernière croyance. J'aimerais pourvoir m'envoler et croire que je peux tout voir d'en haut, qu'enfin je puisse tout comprendre sur ce qui m'entourait et pour ne pas paraître égocentrique sur ce qui se passait réellement dans ce monde. Pourquoi toutes ces guerres alors que nous sommes dans un monde de paix ? La paix me fait bien rire, personne ne l'a veut parce que personne ne sait s'expliquer sans combattre. Nous aimons la violence en croyant qu'elle répond à tout mais sachant qu'elle n'arrangera rien. On aime supposer alors qu'on ne sait rien, on aime aimer ce qui nous détestera toujours. Nous sommes des Hommes, nous ne sommes pas un être supérieur qui pourrait tout savoir, qui pourrait rendre le monde meilleur pour toujours. Cet être n'existe que dans nos rêves et pourtant j'aime y penser, m'illusionner de tous ses biens faits.
Voilà ce qu'est ma vie, un petit ensemble de croyances utopiques, des espoirs non fondés, des envies fausses. Je ne comprends pas qui je suis parce que je ne suis personne, je n'ai aucune personnalité, j'ai regardé les autres et je les ai copiés, j'ai cru en ce que j'ai fait alors que je n'ai pu m'occuper que de moi. Je n'ai su pleurer que pour moi, la mort des autres et la douleur de leurs proches ne m'ont jamais interessée. La mort n'a rien de mauvais pour moi, elle est juste la fin d'une vie mais le commencement peut être d'un bonheur. Pourquoi un croyant a si peur de la mort alors qu'il croit en la réincarnation ? N'est-elle pas une vie perpétuelle ? Changer de vie chaque fois que l'on meurt je trouve cela bien mais comment y croire... Est ce que lorsqu'on voit un papillon on se dit : « tiens voilà Papi » ? Non je ne pense pas sinon on nous prendrait pour des fous alors que déjà trop de personnes sont jugées comme alliénées parce qu'elles sont tout simplement différentes de nous.
Prenez moi ! Envoyez moi dans votre centre ! Je me sens différentes, je ne suis pas comme tous ces gens qui ont peur de la mort et qui suivent la foule, non je suis différente je le sais et je le revendique alors pourquoi ne pas m'envoyer avec tous ceux qui ne vous plaisent pas ? Pourquoi est ce que je reste là à voir que vous me détester parce que je ne suis pas pareille ? Je veux être enfermée dans une cage au miroir sans teint et entourée de vitre, je veux être un phénomène que l'on regarde pour qu'on voit vraiment au plus profond de moi qui je suis vraiment. Et qu'on me le dise, qu'on me dise qui est cette personne qui sommeille en moi mais ne peux pas sortir. Vous, vous voyez tout moi je ne suis qu'une folle qui ne comprend rien et raconte n'importe quoi.
Pourquoi m'ont-ils écouté ? Ces gens croyaient que j'étais leur amis et je le pensais aussi mais je suis trop folle et je les ai poussé à bout, je leur ai fait comprendre qu'ils étaient des bons à rien alors qu'ils étaient pour moi des être exceptionnels. C'est moi qui ai voulu être seule, avant (il y a bien longtemps) j'étais entourée, j'avais ces personnes qui m'aimaient et que j'adorais mais je leur ai dit des choses trop méchantes, des choses qu'entres amis on ne peut s'imaginer, et je me suis retrouvée seule. Je voulais être protégée et les abriter de mes bras mais je ne sais pas m'y prendre, je ne sais pas ce qui me passe par la tête pour dire tant de méchanceté. J'essaye de me faire plaindre, je me lamente, je passe pour la victime alors que je suis la coupable, je suis là pour leur faire du mal à tous ces gens qui m'approchent, je suis las de moi.
Est ce bien moi qui parle ? Je ne peux pas y croire... Je ne sais pas ce qui m'arrive ! Aujourd'hui j'ai dix-huit ans, je croyais pouvoir être libre mais je n'arrive plus à donner de définition à ce mot si abstrait, si commun. Ce soir, je suis libre de mourir, personne ne retiendra ma main pour éviter que je tombe dans le vide et c'est peut être pour cela que j'ai envie de sauter, de prendre mon envol pour vivre mieux ailleurs, pour revoir les gens que j'ai envoyé au paradis sans vraiment le vouloir.
Oh, le paradis ! Qui le connaît ? C'est pour cela que je veux mourir, pour enfin voir à quoi il ressemble au lieu de me faire cette idée abstraite de croire que le paradis ressemble à nos Caraïbes. Le paradis me plaît mais je ne sais même pas s'il existe, je ne sais pas où j'irais après cet acte que trop de personnes trouvent déplacé. Je vais me suicider et alors ? Je ferais partie d'un taux, je passerai dans les journaux, à la télévision, je serais devenue actrice en une seule seconde, n'est ce pas merveilleux ?
Pourquoi suis-je en train d'écrire ? Où est l'intérêt de raconter ma vie alors qu'elle n'a rien de palpitant ? Et non, je ne suis pas une super heroïne, je ne sauverai pas le monde, du moins pas dans cette vie. Par contre, dans celle que je m'imagine, je me vois avec pleins d'amis dans un palace qui m'appartiendrait, je me vois sauvant des millions de vie par la simple force de mes bras. J'aime rêver mais qui ne le fait pas ? Qui dirait que sa vie lui plaît tant et qu'il n'a besoin de rien d'autre ? Nous sommes encore des Hommes et il nous faut toujours plus, on pense ne jamais avoir assez parce l'autre a plus, on ne voit pas celui qui n'a rien mais qui essaye de vivre paisiblement. Non, nous aimons la hiérarchie et se dire que nous sommes supérieurs à ces pauvres pleurnichards. Que les Hommes sont nuls !
Moi, j'ose dire que je ne suis pas comme eux et je deviens donc pire qu'eux, certes je ne leur ressemble pas mais je fais souffrir des gens pour le simple plaisir de me sentir bien. Je ne suis pas une personne avec un c½ur, mais plutôt un robot qui obéirait à l'Ange de la mort. Mon c½ur est une pierre avec une bombe dessus prête à exploser, mon c½ur n'est rien et laisse dans mon organisme un vide. Mais le c½ur est vital et alors je ne peux plus vivre avec cette idée nouvelle qui vient de s'ancrer en moi. Je ne peux plus croire qu'un jour j'aimerai. Je ne peux plus vivre parce que je n'ai plus de c½ur, je considère les gens comme des personnes qui ne sont là que pour mourir et qui ne servent à rien, je me sens supérieure à eux parce que moi je n'essaye pas d'aimer parce que je sais que cela fait souffrir.
Aujourd'hui je me sens enfant alors que je viens d'avoir dix-huit ans, je viens de me rendre compte que l'âge ne signifie rien, qu'il ne veut rien dire, il est juste une marque du temps qui passe. Je le vois si long, j'aime répéter que le temps passe trop vite et que j'aimerais l'arrêter pour pouvoir vivre une seconde fois ce cours de français où l'on étudie Baudelaire, Rimbaud, Lamartine... Mais je sais au fond de moi que je hais le temps, que je le vois passer trop lentement. Je me dis que s'il passait plus vite je verrais le bonheur pointer le bout de son nez, mais je suis encore dans l'illusion, le rêve de croire que j'ai des pouvoirs. Le temps passe de la même façon pour tout le monde mais moi je le vois lent comme une chanson qui tourne en boucle parce qu'on a oublié d'enlever le mode « repeat ». Les secondes, les minutes, les heures... Tout passe mais moi je ne vois rien car je me suis arrêter, je n'ai pas suivi l'évolution, je suis resté enfant pour éviter de voir le monde de grand. Aujourd'hui je veux partir pour toujours éviter cela, éviter de voir le monde d'un adulte, éviter de vivre la souffrance d'une mère perdant son enfant, d'une femme devant divorcer, d'une grand mère comblée perdant son argent pour ses petits enfants. Je ne veux pas vivre ça parce que je ne veux pas y croire, je penserai à chaque fois que je suis perdue et qu'il n'y a plus rien à faire, je ne veux pas couler.
Je suis une magicienne. Je prédis l'avenir. Je connais tout de mon destin. Je me persuade que tout le monde vit la même chose et que chacun le vit de la même façon et c'est bien pour cela que je ne veux pas vivre, je veux être différente et me démarquer de tous ces gens qui ont souffert par amour. Je suis Madame Irma mais je ne connais que mon avenir, celui des autres ne m'interesse pas puisque je ne vais pas rester, j'ai décidé de m'en aller et je ne m'arrêterai pas à mi-chemin. C'est la seule chose que je vais faire jusqu'au bout sans constemment regarder derrière moi, c'est la seule chose que je vais pouvoir faire en me sentant heureuse d'aller jusqu'à la fin de mes envies.
Je parle, je parle et je ne laisse pas de place aux dialogues pourtant c'est ce qu'il y a de plus important dans un texte, c'est le plus captivant ce que l'on attend dès les premières lignes d'un livre. Mais je n'y arrive pas, à qui pourrais-je parler ? Je n'ai personne et je ne veux plus personne et pour une seule raison. La seule raison qui n'est pas égoïste chez moi, c'est pour éviter de faire souffrir d'autres personnes. Mais voilà je vais encore me placer en victime : je ne suis entourée de personne et je ne peux faire de dialogues car les gens me repoussent et me haïssent. Qu'est ce que ça fait de se plaindre à longueur de journée ? Et bien à force pas grand chose, on ne s'en rend même plus compte avec le temps qui passe, on pense être quelqu'un d'interessant alors on parle de nous tout le temps en répétant : « tout va mal ».
« Ayez du courage », me disait-elle il y a un an de cela. Elle c'est une femme qui a essayé de m'aider, qui m'a conseillé mais que je n'ai pas voulu écouter parce que je suis têtue et que j'étais persuadé que toute seule j'aurais des solutions. Mais la seule solution que j'ai trouvé pour tout faire taire c'est me tuer et aujourd'hui le suicide ne me fait ni chaud, ni froid. J'aurais peut être dû l'écouter mais je n'aime pas être dicter, je n'aime pas que l'on me dise ce que je dois faire et que l'on me sente faible. Quand on doit avoir du courage c'est bien que tout va mal et que nous ne sommes pas vaillant face au malheur qui s'empare de nous et je ne peux avoir cette idée de moi dans la tête. C'est une question d'honneur, je parle à la façon des riches des pièces de Molière ou Corneille, comme si l'honneur était si important.
Comment ai-je pu me tromper ainsi sur toute la ligne ? Je me fais une fausse image de moi, je n'accepte pas les gens qui veulent m'aider et je rejette ce qui veulent m'aimer. Je suis un être indigne qui ne mérite pas de vivre, mais me donner la mort est encore un acte de faiblesse, je ne me met pas face au monde. Je devrais mourir autrement, je devrais me faire tuer par les gens que j'ai fait souffrir, se serait une mort digne aux infâmes de mon genre. Pour moi je serais capable de demander qu'on enlève l'abollition de la peine de mort pour qu'enfin ils puissent me juger, qu'ils puissent enfin se venger de la souffrance que j'ai pu leur donner.
Je me concentre sur moi et ne parle de rien d'autre alors que personne ne me connais, je ne suis pas connue, je ne suis ni actrice, ni musicienne, ni la sportive rêvée, je ne suis RIEN ! Je suis obligée de tourner tous les visages sur moi pour me dire que j'ai peut être une raison encore de vivre mais je m'illusionne, mon égoïsme me voile la face, me rend aveugle face à cette jungle que je ne peux affronter. Je ne pense rien du monde, je ne sais pas quoi en penser parce que je n'en fait pas partie, je suis ailleurs, je suis dans un autre monde parce que celui où je vis je ne veux pas y faire face, je ne veux pas regarder son vrai visage croyant qu'il est comme la plupart des gens : hypocrite. On se cache tous derrière des masques car nous avons nous même peur de qui nous sommes vraiment, nous n'acceptons pas d'être au fond toujours la même personne.
J'aimerais que le monde s'éteigne pour qu'enfin les gens cherchent qui ils sont vraiment, et quelles sont leurs véritables raisons de vivre ? J'aimerais que chacun soit heureux sans cacher son visage pensant qu'il pourrait faire souffrir des personnes. Pourquoi aime-t-on se cacher ? Pourquoi ne regardons-nous pas en face ? Pourquoi avons-nous peur des miroirs ? Moi, qui suis-je vraiment ? Je suis celle qui va se suicider dans quelques secondes et qui ne sert à rien parce que je cherche infiniment une meilleure solution mais je n'en trouve plus, je ne sais plus quoi faire, je me hais et je ne peux plus rien faire, je me sens si faible, je me croyais forte et j'ai décidé de n'accepter aucune aide mais voilà où j'en suis...
Je vais m'enpoisonner, j'ai envie de me sentir mourir et de pouvoir planer une dernière fois, je songe à la drogue qui pourrait remplir doucement mon corps et le tuer tout en me donnant la sensation d'être bien et me dire que demain tout ira mieux. Je ferme doucement les yeux, il est tard et je me couche. Encore une fois, en écrivant, je me suis sentie forte et plus importante que les autres mais je ne peux même pas être porte parole d'une jeunesse qui souffre parce que je ne peux même pas me couper les veines sans verser une larme. Pourquoi est ce que je pleure ? Je n'en sais rien, peut être que dans les gens qui sont proches de moi et de ma bulle quelqu'un tient encore à moi. J'aime rêver n'est ce pas ?
On connaît la fin puisque c'est par là que j'ai commencé même s'il n'y a jamais vraiment eu de début. Dès le début je suis passée pour celle que je suis : une fille croyant être forte, vivant de rêves qui ne peuvent plus exister. Je ne suis pas morte, je n'ai pas dix-huit ans, je ne suis pas libre et je ne le serais jamais, je m'emprisonne de ma souffrance et de celle que j'ai donné, je m'enferme dans une bulle qui ne veut pas s'éclater, qui s'envole vers un monde meilleur, croyant qu'il existe. Je ne suis pas interessante et j'essaye vainement de le croire, j'essaye de voir qui se cache vraiment en moi mais entre la suicidaire, l'amie indigne et l'adulte enfantine je ne sais pas choisir, quel personnage est le mieux ? Je ne suis personne et je ne cherche pas à être quelqu'un je voudrais seulement comprendre ce qui me pousse parfois à faire des choses qui ne me plaisent pas. Alors voilà, je reste sur ma fin sans savoir où me placer dans ce monde trop grand pour moi, la jeune enfant faible et sans défense.
J'écris pour comprendre qui je suis mais la seule chose que je vois c'est que je suis vraiment sans défense et que je ne sais plus quoi faire face au monde qui m'entoure, il m'etouffe et m'étrangle, je ne peux plus vivre correctement mais je ne peux que continuer parce que je n'arrive pas à faire autrement, je suis trop faible pour me donner la mort, je suis trop égoïste et idéaliste pour croire que quelqu'un me pleurerait. Alors ce soir où je croyais avoir dix-huit et être une adulte je me rend compte que l'âge ne sert à rien et que le temps est contre moi. Je me sens faible et même vivante je sais que je meurs parce que je n'arrive plus à comprendre le monde qui se lévera avec moi mais sans mon c½ur. Pendant toutes les péripéties, pendant tout ce que j'ai vécu et fait dans les petites années de ma vie j'ai blessé moi même mon c½ur jusqu'à le crever pour éviter de souffrir et faire souffrir de nouvelles fois. Comment vais-je continuer à pousser dans un monde où je ne peux plus vivre et sans mon c½ur ? Le c½ur est la graine de la vie et moi je l'ai perdu mais je ne peux mourir alors je vais me laisser vivre, je vais continuer à m'illusionner et faire souffrir, j'ai compris mes erreurs mais je ne peux que les reproduire, je suis décidémment folle pour ne pas me nourrir de mes erreurs, je resterai la même et je comprends les autres, je comprends mon c½ur d'avoir voulu mourir et ma tête d'être partie.

# Posté le dimanche 10 août 2008 19:25

Modifié le lundi 11 août 2008 03:39

Les écrivains : ces être si bons, ceux qui font rêver, ceux qui font pleurer, et ceux qui font peur ! Oscar Wilde est un gothique il écrivait ses livres assis sur des tombes est ce le fantôme de Canterville que j'entends ? Shining est Stephen King m'en ont fait baver et Bret Easton Ellis m'a fait rêver d'un monde plein de fric où l'homme un peu déranger tue est ce moi ?

Les écrivains : ces être si bons, ceux qui font rêver, ceux qui font pleurer, et ceux qui font peur ! Oscar Wilde est un gothique il écrivait ses livres assis sur des tombes est ce le fantôme de Canterville que j'entends ? Shining est Stephen King m'en ont fait baver et Bret Easton Ellis m'a fait rêver d'un monde plein de fric où l'homme un peu déranger tue est ce moi ?
Je lis une ligne et je me sens submergée, noyée par une envie profonde d'écrire et d'expliquer. Dire quel est ce monde qui nous entoure, qui nous encercle et nous étouffe. Je veux montrer qui est cet homme pour mieux le dévisager et l'humilier. J'aime me venger et croire que je le fais souffrir, j'aime me dire que mort il n'a plus aucun soutien mais que son âme peut être encore blessée.
Je voudrais être écrivain mais aucune ligne ne vient, aucune phrase ne veut se mettre sur cette page blanche, j'ai perdu l'inspiration en arrêtant de croire à la vie, ma muse n'est plus malade mais elle est décédé. Elle m'a dit au revoir et je ne m'en suis pas rendu compte. J'ai préféré ne regarder que moi, j'ai adoré ne voir que moi, j'ai aimé m'occuper de moi et pleurer dans les bras d'une personne que je n'aimais pas.
J'essaye d'expliquer quelque chose
que je n'ai jamais compris, j'essaye de voir un monde où j'ai toujours préféré fermer les yeux pour éviter de mourir. Je n'avais aucune envie de souffrir mais je prends plaisir à me faire saigner pour croire que dans le sang je vais tout voir. Il y a une flaque à côté de moi et j'espère toujours qu'elle va me donner les réponses pour pouvoir vivre correctement. J'aimerais réussir ma vie mais je ne le souhaite pas, je me cache trop bien que mes envie sont l'inverse de ce qui pourrait me faire plaisir.
Je n'essaye plus de vivre, je veux seulem
ent écrire pour essayer de comprendre qui loge dans ce corps auquel je ne peux faire confiance, qui fait partie de moi et que je ne connais pas ? Est ce quelqu'un de bien ? Je ne sais pas et je ne cherche pas à savoir, j'ai trop peur de la réponse pour examiner la question.
J'ai envie de vivre et de parler d'autre chose que ma simple petite personne mais j'ai comme l'impression que la seule chose qui m'interesse c'est moi, la seule chose qui ne va pas c'est encore moi, et la chose que je déteste le plus au monde c'est bien sûr moi. J'aimerais me poser plein de questions sur ce qui m'entoure, essayer de comprendre pourquoi le monde est ainsi et aider dans tout ce qui ne peut pas aller mais je n'y arrive pas, je ne vois pas plus loin que le bout de mon nez et c'est pour cela que je n'arrive pas à faire un texte plus long que trois pages car je n'ai rien à dire sur moi, je ne veux pas parler de moi et pourtant je suis le sujet idéal, le modèle de la folie, le semblable de personnes décédées. Je ne cherche pas à être quelqu'un d'autre mais simplement moi et c'est bien pour cela que personne (moi-même également) ne peut me comprendre.
Je me cache
derrière deux yeux tristes, derrière un maquillage qui ne peut se voir. Je n'aime pas me voir parce que je ne ressemble à rien. Je ne cherche pas à avoir d'apparence car comme aime le répéter les gens, elles sont parfois trompeuses. Mais les gens aiment se tromper, ils aiment croire en ce qu'ils voient et s'amusent à juger sans connaître. Je n'aime pas les Hommes et pourtant j'en fait partie, je suis peut être quelqu'un de différent, j'ai peut être quelque chose de différent dans mes gènes, mes chromosomes ne sont peut être pas les même, je ne sais pas, je ne sais rien et je ne veux pas savoir. Je n'ai pas envie d'être différente, je veux seulement ne pas leur ressembler, je préfère être sans vraie personnalité que d'avoir celle qui appartient à tous les Hommes.
J'aimerais pouv
oir écrire plus mais je n'ai plus rien à dire, je ne cache rien je n'ai seulement rien à dire parce que je n'ai pas eu le temps de connaître ce qui fait parler. Je me suis murée dans le silence en pensant que c'était la meilleure chose à faire, aujourd'hui les mots ne sortent plus, les choses ne donnent plus aucune parole, je suis une muette volontaire mais que faire ? Je me suis amusée avec cela, j'aimais ne pas parler et cacher ce que je pensais, maintenant je ne peux rien faire, j'ai perdu l'usage de la parole, j'ai oublié ce que voulais dire « aimer » ; « parler » et « consoler ».
Pourquoi inventer des mot
s ? Je n'aime pas cela, je n'aime pas essayer de comprendre par un simple mot qui raconte une chose abstraite où on ne connaît pas vraiment sa signification. Je sens que je n'ai rien à dire d'interessant mais je n'ai jamais voulu interesser quelqu'un, et surtout pas moi même. Je dis les choses qui me passent par la tête mais rien ne vient parce que je ne connais rien. Je ne fais pas partie de ce monde et on devrait tout simplement m'éliminer, on ne se rendrait même pas compte que j'ai fait du vide parce que je n'en ferais pas tout simplement. Je suis une tâche et là je m'en vais, je vais enlever cette tâche d'encre qui cache les plus beaux écrits des plus grands écrivains.

# Posté le lundi 11 août 2008 03:48

Souffrance quotidienne : souffrir et aimer, deux mots différents mais qui se rapprochent tant, celui qui aime fait souffrir, et celui qui souffre aime, le coeur donne la souffrance, le coeur souffre, le coeur n'est pas là pour que l'on vive mais pour que l'on souffre ... On a mal toute notre vie pourtant on aime jamais longtemps !

Comment se dire qu'il a le même sang que vous ? Comment expliquer que vous ne l'aimez pas ? Comment accepter qu'il est de votre famille ? Pendant des années des gens peuvent vous faire souffrir mais comme la plupart des souffrance on préfère les laisser cacher parce qu'au moment où elles sortent on ne peut plus arrêter. En plus il fait partie de vous, il a cette chose que vous aussi avez alors vous restez dans le silence sans savoir vraiment quoi faire.
Il vous frappe ou vous fait souffrir moralement mais vous le laissez faire non pas parce que vous êtes faible mais seulement parce que vous l'êtes face à lui. Vous n'aimez pas cette faiblesse et ne voulez pas l'apprivoiser alors vous vous laissez faire, vous acceptez tout, vous vous rendez. Vous vous sentez incapable de toucher votre chair et c'est tout à fait compréhensible mais du coup vous souffrez, vous vous taisez et vous mourrez.
Ici je parle de la souffrance qu'un frère ou une s½ur peut donner mais j'imagine que les enfants battus ont cette sensation de faiblesse, cette douleur de ne pouvoir rien faire face à une personne qui nous est proche. Nous sommes proches, nous avons le même sang, les mêmes gènes alors nous croyons être identiques totalement, nous croyons cacher ce qu'eux montrent. Nous avons peur de devenir comme eux et d'avoir accepter ce qu'ils nous ont fait. Nous croyons que c'est de notre faute et nous nous sentons coupables et la souffrance que l'on ressent au début et celle là et non celle des coups donnés. Nous sommes dégoûtés et personne ne peut nous faire changer d'avis, tout le monde croit savoir ce qui se passe vraiment dans notre tête et dans notre vie alors que nous-même nous sommes perdu.
Nous sommes dans un océan de vide, dans une vie où la famille ne devrait pas exister, dans un monde où la violence règne jour après jour. Nous sommes baignés de notre sang, il ou elle nous fait souffrir, nous fait saigner et nous oblige à nous noyer dans ce mal qu'il ou elle nous fait. Souffrir de quelqu'un qui fait comme partie de nous est plus dur qu'une simple souffrance donnée par le premier des hypocrites, nous ne sommes plus à la même échelle, elle a rétrécit et notre c½ur nous dit qu'on doit être proche de cette personne, notre c½ur laisse une place à cette personne alors qu'après ce qu'elle fait nous ne le voulons plus mais notre c½ur n'en fait qu'à sa tête, il nous dirige et nous oblige.
J'aimerais demander à ces personnes qui souffrent de crier, de dire tout ce qu'il se passe. Je ne demande pas de porter plainte mais seulement de dire ce que l'on a au fond de soi en une personne de confiance, il ne faut pas se cacher dans le silence croyant que nous pouvons tout combattre. Il y a un jour où nous n'avons plus de force parce que ces personnes nous usent et nous tuent sans qu'on s'en rendent compte. Le silence à toujours était mauvais mais dans certaines circonstances il est pire, vous allez mourir sans que personne sache pourquoi vous vous êtes suicider. Les souffrances sont malheureuse et quand on en parle on a l'impression de se plaindre et de se lamenter sans arrêt alors que simplement nous racontons ce que nous vivons quotidiennement.
Peut être que certaines personnes ne comprendront pas ce que vous vivez vraiment mais au moins vous en aurez parlez et rien qu'utiliser sa voix pour expliquer c'est important. Et les personnes qui vous aiment vraiment chercheront de toutes les manières ce qui se passe derrière toutes ces paroles de souffrance, de malheureux désespoirs. Ces personnes ne vivent pas au fond de nous (et nous non plus) ni notre souffrance mais elles peuvent être si proches de nous, plus proche que notre frère ou notre s½ur parfois et même souvent, qu'elles sauront quoi faire.
J'essaye de passer un message croyant que je le peux mais je n'y arrive pas, je reste faible dans toutes les circonstances, je ne sais dire ce que j'ai au fond de moi, je passe un message qui me concerne et je fait semblant de surtout m'occuper des autres qui vivent la même chose mais en vérité je me cache derrière et ceux qui savent lire entre les lignes ont tout vu. J'aimerais passer un message à tous les frères (et à toutes les membres d'une même famille) qui se croient plus forts, qui se croient plus intelligents, qui se croient meilleurs parce qu'ils ont face à eux une personnes (qui les aime) qui ne répond pas aux coups, j'aimerais dire à ces personnes qu'elles sont loin d'être intelligente car l'intelligence n'a rien à voir avec la violence, j'aimerais leur crier qu'ils ne sont pas forts puisque la violence comble le vide de faiblesse qui est en nous, on ne sait pas où se placer dans le grand échiquier du monde alors nous devenons violent pour ce faire une place mais je veux dire à ces personnes que c'est comme cela que nous les détestons.
J'ai cette impression que mon message est incompréhensible et je sais que je ne vais rien changer, je reste gentiment à ma place, croyant que j'en ai une parce que je revendique pacifiquement tout ce qui me déplaît, je revendique mais je me tais de peur de me faire des ennemis, de peur de créer encore plus de violence dans un monde qui aimerait que toutes les guerres se taisent. Nous aimons nous battre et créer des hiérarchies, se dire que nous sommes supérieures à cet homme parce que nous avons deux jambes et que lui ne peut pas s'en servir mais au fond nous sommes tous pareils, nous avons tous une origine commune, nous sommes comme des frères mais nous aimons la violence, on se sent fort, on se sent en sécurité mais un jour le rêve se répend et dévoile la vérité...
Et oui, parfois la vérité peut blesser, parfois nous croyons nous connaître mais il se cache quelque chose de méchant entre nous et les autres se taisent et ne disent rien parce qu'ils commencent à avoir peur de nous. Ne croyons plus nos frère (ou nos s½urs) commes des êtres fiers de faire ce qu'ils nous font, montrons leur qui ils sont au lieu de les laisser dans un monde de super héros, ouvrons leurs yeux, ne les laissons pas nous faire souffrir parce que personne ne doit souffrir et surtout pas quand la douleur est provoquée par un monstre familier.
Souffrance quotidienne : souffrir et aimer, deux mots différents mais qui se rapprochent tant, celui qui aime fait souffrir, et celui qui souffre aime, le coeur donne la souffrance, le coeur souffre, le coeur n'est pas là pour que l'on vive mais pour que l'on souffre ... On a mal toute notre vie pourtant on aime jamais longtemps  !

# Posté le lundi 11 août 2008 16:09

Réponse au bonheur incertain : le bonheur n'a pas de visage, existe-t-il vraiment ? Est-il quelque part ? Quelqu'un peut-il nous l'offrir ? Le bonheur n'as de photo, il se cache derrière les mots, à vous de le trouver, à vous de le chercher mais êtes vous sur la bonne adresse ?

On se noit dans ce qu'on croit bon. On aime aimer les choses qui nous détruisent, on aime penser que toutes choses faient du bien. On se scarifie en pensant que les blessures sur nos poignets répondront à nos malheurs en nous envoyant un message heureux. On boit pour oublier ce qui nous fait souffrir et rire avec ceux qu'on dit aimer pour la vie. On se drogue pour voir un autre monde qui n'existera jamais. On aime se sentir nouveau à la prise de quelque chose que nos parents nous interdisent de prendre.
On aime les interdits et
on aime penser se sauver en prenant un petit verre d'alcool et en sniffant de la bonne cocaïne. On sent nos ailes pousser après une bonne petite dose d'héroïne, l'instant présent n'a plus de visage, il se cache et ne nous montre pas que ce que l'on fait n'est pas bien. On pense pouvoir modérer nos excès, ne pas pousser trop loin le bouchon mais nous ne savons rien, nous sommes tout de suite inconscient et nous ne cherchons pas à savoir ce qui se cache vraiment dans notre petit corps.
L'état de manqu
e arrive vite, on ne comprends pas les tremblements, les nausées provoquées par l'angoisse, la peur de ne plus rien avoir sous la main. Où est le whisky qui était caché sous le lit ? Il s'est envolée, nous avons déjà tout bu et nous faisons plein de choses qu'après nous pouvons regretter. Mais l'instant présent ne dit rien, on ne le comprend que bien plus tard quand on se rend compte que nous ne sommes plus vierges...
On aimerai
t être comme tous les grands poètes alors nous nous droguons et prenons de l'absinthe, on fait commes eux et nous pleurons de ne pas faire d'aussi jolis poèmes. On se drogue et nous aimons ça, nous pouvons enfin dire que nous avons une force, nous pouvons combattre la vie avec un joint et une bouteille dans la main. Nous sommes enfin fort et plus personne ne peut nous battre parce que personne ne connaît notre objet magique.
C'
est bien cela, l'alcool est notre baguette magique, elle rend heureuse toute notre vie si malheureuse quand nous sommes seuls, sans que personne puissent nous écouter. Alors, nous commençons à boire seul, à se droguer seul. Un joint avant de s'endormir, un cachet d'extasie avant une fête (où nous ne connaissons personne), une bouteille de Get 27 à la portée de notre main. Voilà, nous sommes drogués et alcooliques, on commence à ne parler que de ça et ne vouloir que ça puis on voit partir nos amis parce qu'ils ne nous comprennent plus. Nous avons une nouvelle bande, un groupe d'amis bien fermé où tu dois amener de l'argent pour les garder.
On se
sent nouveau avec une bouteille à la main, on rit et on refait le monde en pensant que notre avis compte vraiment. Nous rêvons déjà beaucoup mais l'alcool nous illusionne encore plus et nous aimons croire en ce que nous disons, nous adorons nous prendre la tête avec quelqu'un qui n'est pas d'accord avec nous, nous aimons dire qu'ils on tort et que nous avons forcément raison.
J'aime écrire p
our pouvoir dire ce que j'ai sur le c½ur mais je n'y arrive pas alors qu'avec une bouteille à la main, des amis qui m'entourent et me passent de temps en temps le joint... Je tire sur le joint, tout me monte à la tête et je comprends enfin tout, tout devient abstrait à mes yeux mais dans ma tête tout se concrétise. Enfin, je peux tout comprendre, tout crier et ne plus pleurer pour un rien. Enfin, je sais de quoi je parle et pourquoi je le dis.
On imagine des biens
faits, on est seul et entouré à la fois. On pense tout connaître, on offre des fleurs et abordons les gens plus facilement nous les asociables, les détestés du monde parce que nous sommes différents des autres et que nous ne savons pas quoi dire, on ne sait pas s'exprimer alors on commence à boire ensemble, on se sent proche parce que nous vivons les mêmes choses et nous rions pour les mêmes raisons, pendant que nous buvons le temps s'arrête et nous laisse savourer ce moment. Nous ne savons pas vraiment ce que nous fait l'alcool, il nous bouffe le foi et quand on vomi parce que nous n'avons rien mangé on se bousille l'estomac de notre propre suc.
Personne ne se rend compte que nous avons changé, qu'après chaque sortie nous nous douchons pour éviter de trop sentir. On ne se sent pas sale mais aux yeux des autres on ne veut pas ressembler à ce que nous pensons ne pas être. Mais les autres ont raison, on commence par un verre, par un joint puis l'on finit ivre chaque jour, chaque soir jusqu'à ne plus rien comprendre, on finit par terre mort, décédé d'une overdose par héroïne. Nous jouons les personnes fortes mais nous sommes faibles de croire en ces substances, en ces choses que nous pouvons qu'apprécier.
J'aime
m'imaginer qu'il n'est pas mort, qu'il est toujours là et qu'il croyait encore à la vie les fois où il était vraiment lui. Mais quand a-t-il était conscient ? Je ne savais plus déchiffrer qui il était ni comment il se sentait, et il est mort, est ce ma faute ? Je n'en suis plus si sûre, je ne veux plus culpabiliser, j'essayais de l'écouter mais il préférait la drogue et il m'a négligée, je ne pouvais plus rien faire, je n'avais plus de force et je l'ai laissé se tuer, aujourd'hui il n'est plus là.
On
se dit tous un jour qu'on ne va pas commencer mais quand le moment arrive on ne s'en rend pas compte. Petit à petit on augmente les doses et on joue les héros. Nous sommes des drogués, des alcooliques mais nous voulons passer pour des personnes normales dont les vies ont toujours été heureuses.
Je ne sais plus où je sui
s, ni comment me comporter, je ne sais pas si je dois continuer à boire ou croire que c'est un simple délire. Je ne sais pas ce que je cherche dans toutes ces bouteilles de bières, je ne sais pas si c'est un message ou si c'est quelque chose de mauvais. Je ne sais pas traduire, je n'ai jamais envie de boire mais quand je les vois (mes meilleurs amis) je veux aller au magasin le plus proche pour acheter une petite bouteille et parler avec eux une fois « défoncée ».
Il y a dans chaque chose des avantages et des inconvénients mais dans une bonne bouteille je ne vois que des choses biens, je ne vois pas le mal et ne l'imagine même pas, je commence à me poser des questions quand tout ça est terminé depuis des lustres et que j'entends mes amis dire qu'ils boivent seuls chez eux. J'ai peur pour eux et me dit qu'on devrait arrêter mais nous savons stoppé, nous n'avons pas les yeux plus gros que le ventre, nous savons ce que nous faisons...
J'ai peut être accepté le d
iscours de drogué ou tout simplement compris. Je ne me nois pas dans l'alcool mais elle a comblé le vide qu'a laissé la drogue. Nous comblons les dépendances par de nouvelles dépendances, c'est un cercle viscieux qui n'en finit pas mais le vide sera peut être un jour comblé par l'amour, l'envie de faire plaisir à l'autre, de devenir comme lui.
La drogue,
l'alcool. L'alcool, la drogue... Nous commençons un jour et nous ne finissons jamais, nous en avons toujours besoin ou du moins dès que quelqu'un nous propose un petit verre, nous ne pouvons refuser, nous sommes polis. On voit des gens partir, des gens qui ne nous comprennent pas mais nous nous restons là, nous avons enfin compris ce qui pouvait nous faire aimer la vie. On aimerait pour une fois remercier quelqu'un, l'inventeur de tous ces paradis artificiels, on voudrait vivre parce qu'on aime la vie mais la drogue et l'alcool nous ont achevés, nous sommes morts de dépendance, de tolérence et de manque. Nous sommes décédés alors que les autres nous mettaient en garde, nous ne sommes plus là pour constater tous les dégâts que nous avons causés.
Je dis
cela sans vraiment savoir quel chemin je vais prendre, comment savoir quel est le mieux ? Je goûte à tout mais n'apprécie rien. Je dis ce que j'ai sur le c½ur sans vraiment le penser. Je parle de choses qui me concerne en restant distante, sans vraiment savoir où aller parce que je ne dis que des choses mal mais aime tellement mes amis et nos fous rire.

J
e sais que nous ne sommes pas alcooliques et cette idée ne me traverse pas l'esprit parce que je sais que nous pouvons nous arrêter... ça y est, je me crois plus forte, comme si je savais tout, mon corps est peut être encore plein de ma « cuite » d'hier soir et d'avant hier soir. Nous sommes jeunes et nous pensons pouvoir tout combattre mais les démons qui sont en nous nous les aimons et nous ne voulons pas les chasser alors nous prenons pour la première fois un verre et du crack et nous planons. Nous planons face au monde qui meurt, on s'invente un monde qui nous plaît.
J'aimerais pouvoir admettre une fois pour toute que toutes ces choses, tout ces verres bus, toutes ces seringues vidées ne sont rien à part mauvais. Mais je n'ai pas la force d'avouer que j'ai été vaincue par tout cela, je ne veux pas me dire que je suis faible pour être tombée dans ces dépendances alors je n'admets rien je me contente seulement de passer un message pour que d'autres ne fassent pas les même erreurs. On ne peut tirer aucune leçon de ces erreurs parce que nous nous rendons jamais compte qu'elles sont de véritables erreurs. Des souffrances détruisaient notre c½ur, le blessaient et l'insultaient mais avec un verre d'alcool chaque fois que l'on voit ses meilleurs amis c'est détruire non pas son c½ur (parce qu'on se sent aimé) mais c'est abîmer ce qu'il y a de plus vital chez nous, nous perdons notre vie pour ne pas avoir attendu le bonheur assez longtemps.

# Posté le lundi 11 août 2008 18:32